Bouh ! [t'as eu peur hein ? :]]

Bouh ! [t'as eu peur hein ? :]]
LOuwW. Cat The Starz'.


CHIEUSE INVETEREE.


Stop it for a while.

# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:32

Modifié le mardi 13 octobre 2009 14:51

Je reviens te chercher, Guillaume Musso

Je reviens te chercher, Guillaume Musso
"Elle leva les yeux vers le panneau des départs.
Rome, Los Angeles, Ottawa, Miami, Dubaï...
Jusqu'où faut-il s'enfuir pour guérir une absence ?
Johannesburg, Montréal, Sydney, Brasilia, Pékin...
Jusqu'où faut-il s'enfuir pour échapper à sa douleur, à son ombre, à sa vie ?"

"Les yeux rougis d'avoir trop pleuré, Sébastien regardait fixement l'inscription au rouge à lèvres qui barrait l'immense miroir de la salle de bain.
PARDON"

"Un peu plus loin, assise sur un muret, une jeune Black solitaire tapait une fiche de lecture sur un ordinateur portable démodé, couleur mandarine. Coiffure rasta, chemisier blanc cintré, faux pull Ralph Lauren, le regard fier et l'envie d'être ailleurs. Ethan plissa les yeux pour déchiffrer le livre qu'elle était en train d'étudier : Le coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers. Cette fille, c'était lui il y a vingt ans..."

"[...] la promenade de Battery Park était déserte à l'exception d'une jeune Française qui attendait quelqu'un.
Tremblante et ruisselante de pluie, elle espérait l'amour."


"- Demain matin, je prendrai le train de 9h46 à New York, proposa Céline en consultant le petit dépliant de la MTA. Il arrive ici un peu avant 13 heures. Tu viendras me chercher ?
- Et après ?
- Après ?
Ils ne se quittaient pas des yeux, chacun étant hypnotisé par l'amour qu'il lisait dans le regard de l'autre.
- Après, on fait quoi ? interrogea Ethan en gardant sa main dans la sienne.
- Ce que tu veux.
[...]
Le contrôleur referma la porte. Céline trouva une place près de la fenêtre. Alors que le train quittait la gare, elle regarda à travers la vitre Ethan qui était resté sur le quai et réussit à lire sur ses lèvres :
J.e t'.a.i.m.e.
- Je t'aime, lui répondit-elle.
Et ce fut tout.

Et si le véritable amour commençait avec la fin de la passion ?"

"La vérité, c'est qu'il n'avait d'yeux que pour elle et qu'il la trouvait vivante, spontanée et sensible. Tout ce qu'il n'était pas. Il avait voulu nier ses émotions, mais ses émotions l'avaient rattrapé et à présent, il avait un gros problème.
Un problème de coeur."

"Ce soir, comme tous les soirs, le Destin et le Karma se disputaient l'issue d'une histoire commencée il y a longtemps.
L'histoire de l'amour et de la mort.
L'histoire des ténèbres et de la lumière.
L'histoire des femmes et des hommes.

En un mot, la vie continuait."

"Est-ce l'amour qui rend idiot, ou n'y a-t-il que les crétins pour tomber amoureux ?" Mon nom est rouge, Orhan Pamuk.

# Posté le mardi 06 mai 2008 15:24

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 14:25

Us, that's all I mean.

Us, that's all I mean.
.
.
.
.
.
L
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

O
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

V
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

E

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 12:30

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 14:03

No et moi, Delphine de Vigan.

No et moi, Delphine de Vigan.
"Je ris aussi je crois, je suis heureuse, là, tout de suite, dans l'engourdissement du sommeil, et si c'était ça le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant."


"Noël est un mensonge qui réunit les familles autour d'un arbre mort recouvert de lumières, un mensonge tissé de conversations insipides, enfoui sous des kilos de crème au beurre, un mensonge auquel perssonne ne croit."


"J'aime bien de diviser en deux, mener de front deux activités parallèles, par exemple chanter une chanson tout en lisant un mode d'emploi ou une affiche sans m'interrompre. Je me fixe des défis, tant pis s'ils sont absurdes."


"Comme quoi les choses peuvent être autrement, comme quoi l'infiniment petit peut devenir grand."



"Plus tard nous écoutons des chansons, avachis dans le canapé, la fumée des cigarettes nous enveloppe d'un nuage opaque, le temps s'arrête, il me semble que les guitares nous protègent, que le monde nous appartient."


"- Tu sais, Pépite, tout le monde a ses secrets. Et certains doivent rester au fond, là où on les a planqués. Moi, mon secret je peux te le dire, c'est que quand tu seras grande je t'emmènerai quelque part où la musique est si belle qu'on danse dans la rue."


"La nuit quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains s'obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille. L'insomnie est la face sombre de l'imagination. Je connais ces heures noires et secrètes. Au matin on se réveille engourdi, les scénarios catastrophes sont devenus extravagants, la journée effacera leur souvenir, on se lève, on se lave et on se dit qu'on va y arriver. Mais parfois la nuit révèle la seule vérité : le temps passe et les choses ne seront plus jamais ce qu'elles ont été."


"Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé au Petit Prince, hier soir en m'endormant. Au renard, plus exactement. Le renard demande au petit prince de l'apprivoiser. Mais le Petit Prince ignore ce que cela signifie. Alors le renard lui explique, je connais le passage par coeur, tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.
Peut-être qu'il n'y a que ça qui compte, peut-être qu'il suffit de trouver quelqu'un à apprivoiser."



"Quand elle se lève et qu'elle n'a plus la force, quand elle ne veut pas manger parce qu'elle a mal au coeur, je m'approche d'elle et je lui dis tout bas, pense à Loïc, là-bas, il t'attend."


"Dès lors que l'on regarde autour de soi, on se pose des questions. Je regarde autour de moi, c'est tout."


"Moi aussi j'aimerais bien être protégée par quelque chose, j'aimerais que quelqu'un me dise que tout va s'arranger, que tout cela n'est pas si grave."


"Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu'elle est parfois invisible à l'oeil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d'explication, ce qui à jamais restera opaque."



"Je sais bien à quoi elle pense, tandis que nous reprenons notre marche, elle n'est plus de ce monde et elle n'est pas du nôtre non plus, elle n'est ni dehors ni dedans, elle est entre les deux, là où il n'y a rien."


"Une fois je me suis assise à côté d'elle sur son lit, elle s'est tournée vers moi et elle m'a dit : alors maintenant on est ensemble, toutes les deux ? J'ai répondu oui, je ne savais pas très bien ce que ça signifiait pour elle, être ensemble, c'est quelque chose qu'elle demande souvent : on est ensemble, hein, Lou ? Maintenant je sais. Ca veut dire que rien jamais ne pourra nous séparer, c'est comme un pacte entre nous, un pacte qui se dispense de mots."

Parce que Lou croit toujours en quelqu'un,
L'aide et puis finalement, se fait abandonner.
Lou, Louww.

# Posté le samedi 09 février 2008 11:20

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 14:46

Sauve-Moi, Guillaume Musso.

"Elle n'était elle-même qu'en devenant quelqu'un d'autre. Comme s'il y avait un vide à combler en elle ; comme si la vraie vie ne lui suffisait pas."

"Plus rat des villes que rat des champs, elle ne rêvait pas de campagne, de silence ni de petits oiseaux. Elle avait besoin de mouvement, de magasins ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre juste pour savoir que c'était possible.
Bien sûr, tout ça était excessif et superficiel, comme une sorte de boîte de nuit géante au milieu de Manhattan ! Bien sûr, on pouvait trouver cet endroit horrible avec ces publicités agressives, cette musique assourdissante et cette fumée qui sortait de partout.
Mais ici elle se sentait vivante. Ca grouillait de monde mais au moins on n'était pas seul."

"Mais elle avait des valeurs. Et c'est à ces valeurs qu'elle s'était souvent raccrochée quand tout allait mal."

"Ne la laisse pas partir ! Trouve quelque chose, comme dans les films... Qu'aurait fait Cary Grant pour retenir Grace Kelly ? Qu'aurait fait Georges Clooney pour retenir Julia Roberts ?"


"Puis il n'y a plus ni de lui ni de elle, ni d'avant ni d'après, ni de nord ni de sud. Juste le mélange de deux exilés sur un continent inconnu. L'incendie de deux solitudes qui s'accrochent l'une à l'autre. Sur une autre planète, sous un autre ciel, dans une petite maison recouverte par la neige, là-bas à Manhattan."

"Comme sur l'affiche d'un film de Woody Allen, ils sont assis sur un banc avec, à l'arrière-plan, le Queensboro Bridge qui s'élève massivement pour enjamber Roosevelt Island. Au milieu du vent et du bruit des vagues, chacun se perd dans la chaleur de l'autre. Juliette ferme les yeux comme pour mieux s'abandonner au moment présent.
Emportée par une vague de mélancolie évanescente, elle comprend qu'elle est déjà en train de se fabriquer des souvenirs qu'elle portera en elle pendant longtemps. Elle sait qu'elle n'oubliera jamais rien de lui, ni la forme de ses mains, ni le goût de sa peau, ni l'intensité de son regard.
Elle sait aussi que ces instants de bonheur ne lui appartiennent pas complètement puisqu'elle n'est pas "Juliette Beaumont, avocate".
Mais qu'importe, elle engrange les images de ces moments volés et se les projettera les soirs de solitude comme un vieux film dont on ne se lasse jamais.
Car l'éclat de quelques heures de bonheur suffit parfois à rendre tolérables les désillusions et les saloperies que la vie ne manque pas de nous envoyer."

"- Ce que j'essaie de vous faire comprendre c'est que tout a un sens, Galloway. Rien n'arrive qui ne doive arriver, même si les passions humaines dérèglent parfois la mécanique céleste..."

"- Suivez mon conseil : lorsqu'on commence à déterrer le passé, les emmerdes ne sont jamais loin."


"Rien n'est plus trompeur qu'une photo : on croit fixer un moment heureux pour l'éternité alors qu'on ne crée que de la nostalgie."

"Tout le monde croyait qu'elle était dure, mais c'était faux. Elle avait peur tout le temps, de la vie, du quotidien, de tout."

"- Il faut que je vous pose une question, fit-elle après avoir un peu hésité.
D'un geste de la main, Sam l'invita à poursuivre.
- Qu'est-ce qui vous a poussé à aider une femme dont vous ignoriez l'existence il y a encore une semaine ?
- C'est une histoire à la fois très simple et très compliquée, admit Sam.
Colleen laissa passer quelques secondes.
- Je ne connais qu'une chose qui soit à la fois très simple et très compliquée.
- Et c'est ?
- L'amour."

"Certains étudiants répétaient une pièce de théâtre, d'autres jouaient au frisbee, jonglaient ou faisaient du roller.
Surtout, beaucoup avaient sorti leurs instruments de musique et, malgré le froid, faisaient profiter les passants de leurs petits concerts."


"C'était le véritable esprit de New York. Un New York pluriethnique et multiculturel, où pendant quelques instants on pouvait presque croire à l'utopie d'un monde fraternel."

"Soudain, près de la fontaine centrale, un groupe d'étudiants qui attendait le début de la pièce de théâtre reprit en choeur le Hallelujah de Leonard Cohen à la manière de Jeff Buckley. Frappés par la beauté du chant, de nombreux passants s'arrêtèrent pour les écouter et, pendant un court moment, un sentiment de grâce et de pureté plana au-dessus du parc."

"Elle se reprochait beaucoup d'avoir cru à l'amour, alors qu'elle en connaissait les pièges et les désillusions. En bonne littéraire, elle aurait dû écouter les mises en garde de Kant et de Stendhal : l'amour tourmente et fait souffir ; l'amour n'est qu'un soleil trompeur, une drogue qui nous empêche de voir le réel. Nous croyons aimer quelqu'un pour ce qu'il est, nous n'aimons en fait, à travers lui, que l'idée de l'amour."

"Puis la transmission se brouilla, comme un signe que Juliette lui échappait déjà."


"Ils profitèrent alors de chaque seconde. Le temps n'existait plus. Il y avait juste deux êtres, éperdument amoureux l'un de l'autre, qui s'aimèrent comme s'ils devaient ne jamais se quitter."
Sauve-Moi, Guillaume Musso.

# Posté le jeudi 07 février 2008 14:13

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 15:14