Bouh ! [t'as eu peur hein ? :]]

Bouh ! [t'as eu peur hein ? :]]
LOuwW. Cat The Starz'.
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"Moi, je me rends compte que tout est voué à l'échec."..................V.

# Posté le lundi 28 janvier 2008 15:32

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 14:35

Je reviens te chercher, Guillaume Musso

Je reviens te chercher, Guillaume Musso
"Elle leva les yeux vers le panneau des départs.
Rome, Los Angeles, Ottawa, Miami, Dubaï...
Jusqu'où faut-il s'enfuir pour guérir une absence ?
Johannesburg, Montréal, Sydney, Brasilia, Pékin...
Jusqu'où faut-il s'enfuir pour échapper à sa douleur, à son ombre, à sa vie ?"

"Les yeux rougis d'avoir trop pleuré, Sébastien regardait fixement l'inscription au rouge à lèvres qui barrait l'immense miroir de la salle de bain.
PARDON"

"Un peu plus loin, assise sur un muret, une jeune Black solitaire tapait une fiche de lecture sur un ordinateur portable démodé, couleur mandarine. Coiffure rasta, chemisier blanc cintré, faux pull Ralph Lauren, le regard fier et l'envie d'être ailleurs. Ethan plissa les yeux pour déchiffrer le livre qu'elle était en train d'étudier : Le coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers. Cette fille, c'était lui il y a vingt ans..."

"[...] la promenade de Battery Park était déserte à l'exception d'une jeune Française qui attendait quelqu'un.
Tremblante et ruisselante de pluie, elle espérait l'amour."


"- Demain matin, je prendrai le train de 9h46 à New York, proposa Céline en consultant le petit dépliant de la MTA. Il arrive ici un peu avant 13 heures. Tu viendras me chercher ?
- Et après ?
- Après ?
Ils ne se quittaient pas des yeux, chacun étant hypnotisé par l'amour qu'il lisait dans le regard de l'autre.
- Après, on fait quoi ? interrogea Ethan en gardant sa main dans la sienne.
- Ce que tu veux.
[...]
Le contrôleur referma la porte. Céline trouva une place près de la fenêtre. Alors que le train quittait la gare, elle regarda à travers la vitre Ethan qui était resté sur le quai et réussit à lire sur ses lèvres :
J.e t'.a.i.m.e.
- Je t'aime, lui répondit-elle.
Et ce fut tout.

Et si le véritable amour commençait avec la fin de la passion ?"

"La vérité, c'est qu'il n'avait d'yeux que pour elle et qu'il la trouvait vivante, spontanée et sensible. Tout ce qu'il n'était pas. Il avait voulu nier ses émotions, mais ses émotions l'avaient rattrapé et à présent, il avait un gros problème.
Un problème de coeur."

"Ce soir, comme tous les soirs, le Destin et le Karma se disputaient l'issue d'une histoire commencée il y a longtemps.
L'histoire de l'amour et de la mort.
L'histoire des ténèbres et de la lumière.
L'histoire des femmes et des hommes.

En un mot, la vie continuait."

"Est-ce l'amour qui rend idiot, ou n'y a-t-il que les crétins pour tomber amoureux ?" Mon nom est rouge, Orhan Pamuk.

# Posté le mardi 06 mai 2008 15:24

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 14:25

Us, that's all I mean.

Us, that's all I mean.
I'm going away for a while.
But I'll be back, don't try to follow me,
'Cause I'll return as soon as possible.
See I'm trying to find my place,
But it might not be here where I feel safe.
We all learn to make mistakes.

And run.
From them, from them,
With no direction.
We'll run from them, from them,
With no conviction.

'Cause I'm just one of those ghosts,
Travelling endlessly.
Don't need no roads.
In fact they follow me.
And we just go in circles.
Now I'm told that this is life,
And pain is just a simple compromise,
So we can get what we want out of it.

Would someone care to classify,
Our broken hearts and twisted minds,
So I can find someone to rely on.

And run,
To them, to them,
Full speed ahead.
Oh, you are not useless.
We are just..

Misguided Ghosts,
Travelling endlessly.
The ones we trusted the most,
Pushed us far away.
And there's no one road,
We should not be the same.
But I'm just a ghost,
And still they echo me.
They echo me in circles.



Paramore - Misguided Ghosts.

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 12:30

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 15:23

Bonjour..

Bonjour..
"Ca va ?
Ouais."

Je fais ce que je peux, connard.
On dit ces phrases en ne mesurant leur impact que très rarement. Il y a les "Ca va ?" avec une voix entendue parce que la veille on a parlé de ce qui fait mal. Il y a les "Ca va ? - Ouais" qu'on ne croit pas parce qu'on sait très bien que, non, ça ne va pas.
Mais il y a surtout les "Ca va ? - ça va" réflexes, qu'on dit sans penser. On fait ce qu'on peut.

Je n'ai plus l'impression de parler. Je parle superficiellement, mes mots n'ont pas de poids, ils sont creux, tout comme moi. J'ai l'impression de parler pour ne rien dire, c'est pour ça que je me tais. Mais comme je me tais, les gens parlent tout seuls, et c'est pas terrible. Je suis vide de bien des émotions, je crois qu'il ne reste plus grand chose dans cette mécanique qui me sert de coeur. Je rentre chez moi et je me sens sale, je me sens utilisée. Je suis fatiguée.

Je lui ai demandé si on pouvait être fatigué de vivre. Elle m'a dit, oui, mais je ne te laisserai pas l'être. J'ai dit, pourtant, plus ça va, plus je ne vois que ces mots pour décrire ce que je ressens. Toute cette lassitude, ce dégoût, cette déception. Elle a dit, mais je t'aime ! J'ai dit oui, moi aussi, et j'aime d'autres gens, mais je me fais trop mal. Elle a dit, avec moi au moins, tu ne t'en fais pas. J'ai dit c'est vrai.

Mais il n'y a pas de mots. Personne ne trouve les mots. Je déteste quand elles ne commentent plus mes textes parce qu'elles ne savent pas quoi dire, et pas dans le bon sens du terme. Je crois que j'ai un problème, un sérieux problème. Je n'attendrais que quelques mots, un peu de compassion ou au moins, de la compréhension... Un mot ou deux.

La pire bataille est celle qu'on livre contre soi-même.

LOuwW.

# Posté le samedi 09 février 2008 11:20

Modifié le samedi 12 décembre 2009 13:48

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Levy.

"Dernière estampille sur un passeport où les noms griffés des villes n'avaient plus d'autre histoire à raconter que celle de l'absence."

"Depuis toujours, Julia savait que lorsqu'on imagine, on cherche en vain la clarté du jour, qu'il suffit de renoncer un seul instant à ses rêves pour qu'ils s'évanouissent, quand ils sont exposés à la lumière trop vive de la réalité. Où se trouve la frontière de notre enfance ?"

"Son intuition avait toujours été sa meilleure alliée, le temps avait nourri son imaginaire. Alors, pourquoi ne pas croire ?"

"- [...] Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour l'une de mes grandes amies, je te la présenterai un jour, c'est une maman formidable.
- Qui ça ? demanda Julia avec une pointe de jalousie dans la voix.
- Toi, dans quelques années."


"Cachée à l'abri d'un présentoir, elle regardait Anthony, sans que ce dernier s'en aperçoive. Assis dans la salle d'embarquement, les yeux perdus vers les pistes d'envol, il fixait le lointain et, pour la première fois, Julia eut l'impression que son père lui manquait."

"Et il raccrocha sans laisser la moindre chance à Julia d'avoir le dernier mot. La communication coupée, il regarda son téléphone et ajouta :
- Pars avec qui tu veux, mais ne va pas t'amouracher d'un Canadien qui te garderait dans son pays. Une journée sans toi, c'est long, et je m'emmerde déjà !"

"Du soir au matin et du matin au soir, Julia dessinait. Elle avait essayé presque tous les bancs du jardin du Luxembourg, parcouru chacune des allées, s'était allongée sur des pelouses interdites, pour y observer la marche maladroite des oiseaux qui seuls étaient autorisés à s'y poser."

"Je me souviens de chaque mot."


"Je pleurais comme une conne et toi tu m'as souri."

"Tu as dit, le monde est grand, l'amitié est immense."

"Comme deux loups séparés de la horde et qui se retrouvent au détour d'une forêt, vous êtes restés immobiles à vous observer. Et puis Knapp a prononcé ton prénom. "Tomas ?" Vos silhouettes étaient belles sur les pavés de Berlin-Ouest. Tu serrais ton ami dans tes bras. La joie sur vos visages était sublime. Antoine pleurait, Mathias le consolait. S'ils avaient été séparés aussi longtemps, leur bonheur de se retrouver serait le même, lui jurait-il. Antoine redoublait de sanglots en lui disant qu'une telle chose était impossible, puisqu'ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps. Tu as posé ta tête sur l'épaule de ton meilleur ami. Tu as vu que je te regardais, tu t'es redressé aussitôt et tu m'as répété "Le monde est grand, mais l'amitié est immense", et Antoine est devenu inconsolable."

"Cent fois je t'ai posé la question et cent fois tu as esquivé la réponse, m'adressant l'un de ces sourires en coin que tu me réservais quand je t'énervais."


"Si tu savais, Tomas, comme j'ai eu peur ce jour-là, peur de ne jamais connaître tes lèvres. Tu étais entré dans ma vie comme arrive l'été, sans prévenir, avec ses éclats de lumière qu'on retrouve au matin. Tu as passé la paume de ta main sur ma joue, tes doigts sont remontés le long de mon visage et tu as déposé un baiser sur chacune de mes paupières. "Merci." C'est le seul mot que tu as prononcé alors que tu t'éloignais déjà."

"Aussitôt dans la rue, tu m'as prise par la main, et chaque fois que je te demandais vers où nous courions si vite, tu répondais, "Viens, viens"."

"L'édifice était un immense carré, mais, quand nous sommes entrés, l'espace intérieur avait la forme d'une rotonde. [...]Tu m'as conduite au centre de cette rotonde, fait faire un tour complet sur moi ; puis un second, un autre encore et tu m'as forcée à tourner de plus en plus vite, jusqu'à ce que le vertige me prenne. Tu as stoppé ma valse folle en me serrant dans tes bras et tu as dit, voilà, c'est cela le romantisme allemand, un rond au milieu d'un carré, pour prouver que toutes les différences peuvent s'épouser."

"Il paraît que si l'on saute au milieu d'une flaque d'eau où se reflète la pleine lune, son esprit vous emmène aussitôt auprès de ceux qui vous manquent. Tu aurais dû voir la tête de mon associé quand j'ai sauté à pieds joints dans le caniveau."


"Les journaux ne donnaient aucune précision, quatre victimes, cela suffit au monde ; qu'importent l'identité de ceux qui meurent, leurs vies, les noms de ceux qu'ils laissent dans l'absence."

"Se confier à un inconnu, ce n'est pas comme à un proche, cela ne rend pas la vérité irréversible, ce n'est qu'un abandon que l'on peut effacer à la gomme de l'ignorance"

"J'ai cherché l'ombre de ton corps dans celles qu'étiraient les arbres sur les trottoirs au matin, les traits de ton visage dans les reflets de l'Hudson ; j'ai cherché tes mots en vain dans tous les vents qui parcouraient la ville."

"Il suffit souvent d'un rien, d'un objet retrouvé, d'une odeur, pour vous rappeler la mémoire d'un être disparu."


"- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Tomas.
- Il y a que si tu voulais vraiment m'offrir un cadeau, il fallait que tu le choisisses toi, que tu fasses un joli paquet, que tu le caches comme une surprise, parce que cela aurait été une surprisE. Ca s'appelle être attentionné Tomas, c'est une chose rare que les femmes apprécient beaucoup."

"- Affirme-toi, Tomas, arrête de passer ta vie à fuir les gens que tu aimes au lieu de les affronter."

"- Ne te trompe pas, Julia, on ne mène pas sa vie dans des souvenirs qui se confondent en regrets. Le bonheur a besoin de quelques certitudes, si minimes soient-elles."

"Pas un recoin de Berlin où nous ne marchions le soir sans qu'il me parle d'un souvenir de vous qui lui rappelaient la devanture d'un café, un banc dans un parc, une table dans un taverne, les berges d'un canal."


"Ce qu'elle voyait ne lui plaisait pas du tout. Les paupières gonflées, les yeux et le bout du nez encore rouges, vingt ans d'attente pour tomber dans les bras d'un lapin albinos, autant faire demi-tour."

"- Et comment peut-il savoir que je ressemble à un hérisson ?
- Il faut croire qu'il est très intuitif, perspicace, ou que je lui parlais souvent de toi."

"- Là je te retrouve enfin, telle que je n'ai cessé de t'aimer...
- Je connais un moyen infaillible de savoir si nous aurions eu une chance... ou pas.
- Lequel ?
Julia posa ses lèvres sur celles de Tomas. Le baiser dura, semblable à celui de deux adolescents qui s'aiment au point d'en oublier le reste du monde."

"- J'ai apprivoisé la solitude, il faut une patience terrible."


"- L'important, ma chérie, ce n'est pas de savoir dans quelle ville ou quel coin du monde se trouve l'autre, mais où il se situe dans l'amour qui nous lie à lui. Les erreurs ne comptent pas, Julia, il n'y a que ce que l'on vit."

"- [...] Je dis n'importe quoi mais je déteste quand tu es silencieuse comme cela.
- Pourquoi ?
- Parce que je n'arrive plus à compter le nombre de pensées qui te passent par la tête."
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Levy.

# Posté le jeudi 07 février 2008 14:13

Modifié le vendredi 11 décembre 2009 13:46